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POUNT
Cahiers d’études
Corne de l’Afrique - Arabie du Sud

publié le

Écrits de la mer Rouge

Le numéro 9 (2015) consacré à la littérature vient de paraître

On s’est souvent plu à opposer les peuples qui écrivent à ceux qui n’écrivent
pas, étant entendu qu’il vaut mieux écrire que ne pas écrire ! Les riverains
de la mer Rouge, eux, écrivent depuis la plus haute antiquité et l’apparition de
l’écriture sudarabique précède d’un millénaire celle de l’arabe. J. Barthoux
illustre cette époque en traitant des rapports qui existent entre littérature
ancienne – mais ici elle est surtout en grec – et présence antique disparue (L’or
de Pount et d’Ophir).
La présente livraison de Pount aurait pu s’intituler « Traduire en mer
Rouge » (ou « Traduire la mer Rouge » ?). Le problème de la traduction est plus
particulièrement approché par F. Falceto qui évoque sa complicité productive
avec « son » auteur (40 jours dans le Désert de Woubé avec Sebhat Guèbrè-
Egziabhér) et Al. Rouaud qui met en relief les difficultés qui attendent les
traducteurs du premier roman amharique (Traduire le roman d’Afä-Wärq ?). C.
Kaïtéris, lui, se penche – mais pour son contenu – sur un autre roman culte de la
littérature amharique (Feqer eskä mäqaber L’amour jusqu’au tombeau). Mais le
roman moderne éthiopien ne doit pas faire oublier la littérature traditionnelle,
nous rappelle R. Molvaer en nous proposant des poèmes qui ne ménagent pas les
derniers souverains éthiopiens (Some Ethiopian Historical Poems).
Les étrangers ont beaucoup raconté leurs voyages dans la région. Le récit de
l’expédition de Nesbitt en Dancalie n’existait qu’en italien et en anglais. D.
Morin en nous la présentant en français s’interroge sur la crédibilité d’un récit
qui appartient à la légende du raid en Afrique (L.M. Nesbitt, Desert and Forest,
The Exploration of Abyssinian Danakil). Nombreuses, aussi, sont les oeuvres de
fiction mais elles peinent souvent à apporter une contribution positive. R. Wiren
en examine cinq (L’image de l’Éthiopie dans quelques romans français
contemporains). Même les romans d’E. Waugh que nous rappelle une évocation
de l’Itégué Hotél d’Addis-Abéba. (L’incendie de l’Itégué Hotél) ne sont pas
toujours très loin de la littérature de gare. Plus rares, donc précieux, sont les
récits d’expériences personnelles exceptionnelles, telle celle d’H. Perrier
(L’école au pied du Moussa Ali).
Pount, enfin, est heureux de publier trois textes sur la littérature de la rive
arabe de la mer Rouge. Sous prétexte d’évoquer la difficulté qu’il y a à écrire
des romans en Arabie et sur l’Arabie, S. Almaiman et L. Damesin, nous
présentent des panoramas de la littérature moderne, saoudienne pour la première
(Le traitement de l’espace dans le roman saoudien) et yéménite pour le second
(La censure « littéraire » au Yémen). De son côté, P. Boquien traduit de l’arabe
un beau texte (Histoire du marchand yéménite et de son aimée qui de mort
subite mourut), conte étrange qui s’accorde bien au désir de Pount d’aller pêcher
de vraies perles de la mer Rouge.

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Les Éthiopisants Associés
Pount
BP 30 . F-91570 BIEVRES
pount2@yahoo.fr

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