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Colloque
XXXVIIIe Rencontres Internationales d’Archéologie et d’Histoire d’Antibes

publié le , mis à jour le

Colloque XXXVIIIe Rencontres Internationales d'Archéologie et d'Histoire d'Antibes

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Programme des Rencontres à télécharger ci-contre (PDF)

Des refuges aux oasis
Vivre en milieu aride de la Préhistoire à aujourd’hui

Date limite d’inscription : 15 juin 2017

Organisation scientifique : L. Purdue, J. Charbonnier, L. Khalidi
Gestion administrative : A.-M. Gomez and M. Benou
Université Côte d’Azur, CNRS, CEPAM, France
Contact : colloqueantibes2017@cepam.cnrs.fr

L’histoire de l’homme en milieu aride a toujours été étroitement liée à celle de l’eau et de sa disponibilité au cours du temps. De la préhistoire aux périodes historiques, les populations des régions arides ont, pour s’implanter, successivement profité d’isolats bénéficiant de ressources hydriques importantes, des zones refuges, puis ont modifié leur environnement de manière à construire des niches sociales et environnementales, les oasis. La théorie de la Construction de Niche (Laland et al., 2000), qui conceptualise la capacité qu’ont les organismes à modifier leur environnement et influencer en conséquence leur propre évolution et celle des autres espèces, permet d’étudier de façon intégrée la coévolution de ces espaces et des sociétés qui les ont occupés et/ou façonnés.

-Des refuges préhistoriques…

Notre lecture de la préhistoire est marquée par les grandes fluctuations hydro-climatiques qui ont impacté la gestion du territoire par les groupes humains, et les changements qu’ils ont introduits, eux et d’autres espèces, dans ces zones dites de refuges écologiques.

En milieu aride, comme l’Afrique du nord et du nord-est, la Péninsule arabique, l’Asie centrale, et les déserts d’Amérique latine, ces niches sont marquées par des ressources en eau stables ou pérennes, notamment au sein de certaines chaînes de montagnes ou de zones littorales. Les zones refuges ont pu servir à la fois d’isolats écologiques, pendant les oscillations froides et arides, et de points de rassemblement et d’occupation au cours des périodes humides, offrant un accès à l’eau qui a permis aux groupes humains d’exploiter des ressources végétales et animales à long-terme.

Ce concept est ainsi utilisé pour expliquer la présence de populations paléolithiques dans des endroits du monde où l’occupation humaine semblait impossible en conséquence de conditions hyperarides, après le dernier maximum glaciaire (Gandini et al. 2016 ; Gavashelishvili et Tarkhnishvili 2016 ; Rose et al. 2013). Dans le Golfe Arabo-Persique, certains points d’eau, en des lieux actuellement submergés, ont ainsi servi de refuge au cours des périodes glaciaires - ‘Coastal Oasis Theory’ (Faure et
al. 2002 ; Parker et Rose 2008). La sédentarisation des groupes humains et le développement de l’agropastoralisme, dès le néolithique, se sont également structurés autour de ces zones refuges, comme c’est le cas sur les hauts plateaux yéménites (Khalidi et Lewis sous presse), les ‘lomas fog oasis’ au Pérou (Beresford-Jones et al. 2015) ou les grands lacs du Sahara ou de l’Afar (Lesur et al. 2014).

Au cours de l’histoire, l’aménagement volontaire et progressif de ces espaces en milieu aride impacta fortement à la fois leur écologie et leur rôle socio-économique. L’anthropisation, exponentielle à partir du néolithique, favorisa par ailleurs le développement de réseaux d’échanges à longue distance. Les refuges se muèrent alors progressivement en oasis.

-…aux oasis

Mentionné pour la première fois par Hérodote autour de 450 av. J.-C., le mot oasis, qui dérive de l’égyptien, signifie à l’origine « lieu habité ». Sa signification a largement évolué au cours du temps, prenant presque une tournure romantique, mais la définition proposée par Lacoste en 1985 est aujourd’hui communément admise : les oasis sont des espaces intensivement cultivés en milieu aride dans des zones climatiques froides ou chaudes, marquées par un bilan hydrique déficitaire.

Les espaces oasiens, principalement organisés autour de la gestion d’une ressource structurante l’eau, sont donc d’abord des espaces de production agricole marqués par la maîtrise hydraulique.

Toutefois, la construction de ces espaces implique nécessairement une organisation sociale, de même qu’un rassemblement de population pour la maintenir. Les oasis sont ainsi des nœuds névralgiques qui revêtent une signification stratégique politique, en termes de contrôle de territoire et de la population, mais également commerciale de par leur intégration à des réseaux d’échanges à l’échelle macrorégionale.

Dans la littérature scientifique, les oasis sont bien souvent perçues comme des paysages immuables, les chercheurs ayant longtemps postulé que leur cadre environnemental était resté stable depuis plusieurs millénaires et que l’unique facteur de changement était l’apparition des techniques hydrauliques. Les travaux récents, menés par des équipes pluridisciplinaires (ex. Charbonnier et al., sous presse ; Garcier et Bravard 2014), soulignent au contraire la dynamique de ces espaces, influencée à la fois par les facteurs sociaux, économiques, techniques et environnementaux.

L’imbrication de ces dynamiques fait et a fait des oasis de véritables niches au milieu du désert. Les sociétés humaines qui ont modifié et aménagé ces espaces ont fortement impacté les générations successives par les transformations qu’elles ont générées sur leurs environnements social et matériel.

Les conséquences de ces prises de décisions à court-terme, leur transmission sociale et comportementale via l’apprentissage à moyen-terme, s’expriment par de véritables cycles de développement, de mutations, de ruptures et d’abandon sur le temps long.
Ce congrès propose le développement de 3 volets. Leur confrontation permettra de mieux appréhender les dynamiques propres des niches en milieu aride, refuges et oasis, de la Préhistoire à aujourd’hui, en discutant notamment de l’adaptation des sociétés passées aux changements climatiques et hydrologiques abrupts ou continus sur le temps long. Dans le contexte actuel, où les oasis sont en pleine mutation et sont fragilisées par une intensification des contraintes climatiques, hydriques, édaphiques (perte de fertilité) et socio-économiques (migration, emploi), ce congrès apportera une illustration des réponses humaines aux problèmes écologiques et sociaux.

-SESSION 1 : Refuges et oasis : définition paléoenvironnementale, archéologique et paléogénétique

La première section du Congrès s’attachera à mieux définir et appréhender les zones refuges et leurs descendantes, les oasis, en tant qu’entités physiques (identification et reconstruction), niches culturelles (cultures autochtones, résiliences et adaptations culturelle) et niches écologiques (paléogénétique et reconstitution des adaptations biologiques).

Les zones refuges ont fonctionné comme de véritables niches socio-environnementales au cours des périodes glaciaires, accroissant la résilience des groupes humains. Des études et des reconstitutions paléoenvironnementales ont démontré la présence de différentes types de refuges et d’oasis (points d’eau naturels et/ou submergés, zones montagneuses à forte précipitation, etc.) qui ont certainement facilité l’implantation ou la mobilité des groupes humains au cours de périodes arides à hyperarides. Par ailleurs, le mariage entre la paléogénétique et l’archéologie a permis d’identifier des régions où la persistance de certains haplogroupes anciens parmi les populations actuelles pourrait expliquer la résilience de cultures et de traditions autochtones au cours de la préhistoire récente, malgré l’augmentation des interactions entre les groupes humains au cours de l’Holocène.

Ce volet s’attachera donc à :

1- la définition et typologie des refuges et des oasis ;
2- l’application du concept de refugium et de construction de niche à l’archéologie ;
3- l’identification des niches par la paléogénétique et la culture matérielle.

-SESSION 2 : Refuges et oasis : des niches économiques, sociales et politiques

Loin d’être des lieux isolés, les zones refuges et les oasis ont formé les principaux relais des routes d’échange, de commerce et de pèlerinage dans les régions arides. Ce sont des centres névralgiques qui ont vu transiter les matières premières, les biens aussi bien que les innovations techniques.

L’exploitation des refuges comme la construction des oasis, dictées par les ressources en eau, ont influencé le tracé de ces routes et vice versa. Ce volet s’intéresse donc à l’interaction entre les réseaux d’échange et le développement de ces niches socio-environnementales sur le temps long (ex. le développement des routes caravanières puis l’impact de la concurrence du commerce maritime). Dans cette perspective diachronique, nous nous intéresserons à l’impact des changements sociaux et/ou politiques (ex. intégration d’une oasis dans une entité politique régionale ou macro-régionale, étatique ou non) sur les dynamiques et la pérennité de ces
niches.

-SESSION 3 : Refuges et oasis : des niches naturelles à aménager

Les zones refuges comme les oasis ont été exploitées et aménagées sous l’effet combiné des besoins, des disponibilités en ressources en eau puis des capacités techniques et sociales. Ce troisième volet s’attachera à restituer les dynamiques propres à ces espaces comme entités naturelles progressivement anthropisées.
Dans un premier temps, ce volet s’intéressera donc au cadre climatique et hydrologique dans lequel les communautés humaines se sont développées afin de comprendre l’évolution des ressources, leur disponibilité et leur exploitation sur le temps long. Dans un second temps nous nous attacherons à mieux comprendre la transformation de ces espaces en système de production. Si la présence de ressources en eau conditionne l’exploitation des refuges dès la Préhistoire, c’est l’action humaine qui façonne, voire crée, les oasis.

Un premier sous-volet s’intéressera à la reconstruction des systèmes techniques hydrauliques, agraires et pastoraux, en termes de pratiques, d’organisation spatiale, d’espèces exploitées et de temporalités (du passé à la période actuelle).

Un second sous-volet se penchera en conséquence sur les règles complexes de gestion des ressources nécessaires à pérennisation de la niche. Il reposera sur la mise en perspective des pratiques passées (sources littéraires et épigraphiques) et présentes. Les communautés agraires, fortement structurées, se forment de manière à gérer la répartition de l’eau et l’entretien des systèmes hydrauliques.

Dans quelle mesure la structuration sociale des communautés agraires dans la longue durée a pu influencer les pratiques de gestion de l’eau, et inversement ? Quelles méthodes sociales et techniques ont permis aux populations de s’adapter aux changements environnementaux ?

- Bibliographie indicative : voir en fin d’article


From refugia to oases
Living in arid environments from prehistoric times to the present day

Deadline for registration : 15th June, 2017

Organizing committee
Academic : L. Purdue, J. Charbonnier, L. Khalidi
Administrative : A.-M. Gomez and M. Benou
Université Côte d’Azur, CNRS, CEPAM, France
Contact : colloqueantibes2017@cepam.cnrs.fr

The history of human occupation in arid landscapes has always been inextricably tied to the history of water and its accessibility through time. From prehistory to now, populations have successively settled in isolated ecosystems that benefit from significant hydrological resources, or refugia zones, later modifying their environments into social and environmental niches, or oases. Niche Construction Theory (Laland et al., 2000), which conceptualizes the capacity of organisms to modify their own
environments and, in turn, to influence their own evolutionary trajectories as well as those of other organisms, allows the integrated study of the co-evolution of these spaces and the societies which occupy or shape them.

-From prehistoric refugia…

Our reading of prehistory is marked by the hydro-climatic fluctuations that affected territorial management, exploitation and modification by human groups and other species in these so-called ecological niches.

In arid landscapes like those of North and Northeast Africa, the Arabian Peninsula, Central Asia, and the deserts of Latin America, such niches are marked by perennial or stable water resources, particularly along certain mountain chains or coastal zones. Refugia may have functioned as isolated ecological niches during cold and arid oscillations, and as ideal settlement and gathering areas during humid phases,
offering access to water and allowing human groups to exploit animal and plant resources over the long term.

This concept is also used to explain the presence of Paleolithic populations in parts of the world where human occupation seems to have been impossible as a result of hyper-arid conditions, for example after the Last Glacial Maximum (Gandini et al. 2016 ; Gavashelishvili et Tarkhnishvili 2016 ; Rose et al. 2013). The ‘Coastal Oasis Theory’ (Faure et al. 2002 ; Parker and Rose 2008) suggests that currently submerged sources of water in the Persian Gulf also served as refugia during glacial periods. Since the Neolithic, the sedentarisation of human groups and the development of agro-pastoralism also occurred in these refugia, such as is the case for the highland plains of Yemen (Khalidi and Lewis in press), the ‘lomas fog oases’ in Peru (Beresford-Jones et al. 2015) or for the large lakes of the Sahara or the Afar (Lesur et al. 2014).

During historical periods, the voluntary and progressive management of these spaces heavily impacts their ecology and their socio-economic roles. Anthropisation is exponential from the Neolithic period onward, encouraging the development of long-distance exchange networks. These niches progressively transform into oases.

-…to oases

The word oasis, which derives from ancient Egyptian and is first mentioned by Herodotus around 450 BC, signifies “inhabited space”. The meaning has greatly evolved over time, and has almost taken a romantic turn. However, the definition put forth by Lacoste in 1985 is generally accepted today : oases are intensively cultivated spaces in arid environments located in cold or hot climatic zones that are marked by water shortage.

Oasian spaces which are mainly organized around the management of a stable water resource, are therefore first and foremost agricultural spaces marked by the mastery of hydraulic systems. At the same time, the construction of these spaces necessarily implies social organization, not to mention population densities large enough to maintain them. Oases are also strategic nodes with undeniable political significance, especially in terms of territorial and population control, but also in terms of commercial
control due to their integration within exchange networks on a macro-regional scale.
In the scientific literature oases are often perceived as static landscapes which researchers had long assumed belonged to environmental contexts that had been stable for millennia, and that the single contributor to change was the introduction of hydraulic technology. Contrary to these assumptions, recent work carried out by multi-disciplinary teams (cf. Charbonnier et al. in press ; Garcier and Bravard 2014), highlight the dynamic nature of these spaces that were influenced by social, economic, technological and environmental factors.

The interweaving of these dynamics have made, and continue to make veritable desert niches of these oases. Human societies that modified and constructed these spaces heavily impacted future generations through the environmental, social and material changes that they generated. The consequences of these short term choices, and their social and behavioral transmission through apprenticeship over time, express themselves in long-term cycles of development, transformation, rupture and abandonment.

This conference proposes the development of 3 themes. Addressing them will allow for a better understanding of the dynamics of refugia, oases and niches that have developed in arid environments from the prehistoric period until now, and specifically in tackling the adaptation of past societies to continuous and/or abrupt climatic and hydrological changes over the long term. This conference aims to illustrate human responses to ecological and social issues, especially pertinent today as we witness
oases across the world in full transformation and undermined by soil constraints (loss of fertility), availability of water resources, socio-economic issues (migration, employment) and climate change.

-SESSION 1 : Refugia and oases : palaeoenvironmental, archaeological and palaeogenetic definitions

The first theme of the conference aims to better define and develop the following concepts : refugia and their origins, oases as physical entities (identification and reconstruction), and cultural niches (autochthonous cultures, resilience and biological adaptations).

Refugia functioned as veritable socio-environmental niches during glacial periods, heightening the resilience of human groups. Palaeoenvironmental studies and reconstructions have demonstrated the presence of different types of refugia and oases (natural and/or submerged water sources, highland zones with high precipitation rates, etc.) which certainly facilitated the settlement or mobility of human groups during arid and hyper-arid periods. Moreover, marriage between the fields of archaeology and
palaeogenetics have enabled researchers to identify regions where the persistence of ancient haplogroups amongst current populations could explain the resilience of cultures and autochthonous traditions during the late prehistoric periods, despite the intensification of human interactions during the Holocene.

The objective in addressing this theme is therefore to define and to develop :

1- a typology of refugia and oases ;
2- the application of the concept of refugia and niche-construction to archaeology ;
3- the identification of niches using material culture and palaeogenetic data.

-SESSION 2 : Refugia and oases : economic, social and political niches

Far from being isolated spaces, refuge zones and oases have long operated as the principal waystations of exchange, and of commercial and pilgrimage routes in arid regions. They are economic hubs that have acted as transit points and channeling centers for raw materials, commercial goods and technological innovations over time. The exploitation of refugia, like the construction of oases, both shaped by their water resources, have influenced the alignment of trade routes and vice versa.

The objective in addressing this theme is therefore to consider the interaction between exchange networks and the development of these socio-environmental niches over the long term (ex. the development of the caravan trade routes and the impact of commercial maritime routes). Within this diachronic perspective, we are interested in the impact of social and/or political transformations on the dynamics and durability of these niches (ex. the integration of an oasis within a regional or macroregional
political entity, whether state-run or not).

-SESSION 3 : From refugia to oases : from natural to constructed niches

Refuge zones, like oases, have been exploited and transformed due to the combined effect of the needs of populations, the availability of water resources and of technological and social capacities. This third theme aims to establish the dynamics of these spaces, and specifically in terms of natural spaces that are progressively impacted by humans.

One focus of this theme will be the hydrological and climatic context in which human communities developed, with the objective of understanding the evolution of resource availability, and its exploitation over the long term. We aim to better understand the transformation of these spaces into food production systems. If the presence of water resources conditions exploitation of refugia starting in prehistory, then it is human action that shapes, even creates, oases.

One sub-theme will focus on the reconstruction of agricultural, pastoral, and hydraulic technical systems, from the perspective of customs, spatial organization, species exploited and temporality (the past until now).

A second sub-theme will focus on the complex rules of management of these resources that are necessary for the durability of these niches. This theme puts into perspective past (literary and epigraphic sources) and current practices. Agricultural communities, which are heavily structured, develop in such a way as to manage the allocation of water and the maintenance of hydraulic systems. To what extent has the long-term social organization of agricultural communities influenced water management customs, and vice versa ? What social and technological methods enabled populations to adapt to environmental changes ?

-Select bibliography :

Beresford-Jones, D., Pullen, A. G., Whaley, O. Q., Moat, J., Chauca, G., Cadwallader, L., Arce, S., Orellana, A., Alarcon, C., Gorriti, M., Maita, P. K., Sturt, F., Dupeyron, A., Huaman, O., Lane, K. J. and French, C. 2015. Re-evaluating the resource potential of lomas fog oasis environments for Preceramic hunter-gatherers under past ENSO modes on the south coast of Peru. Quaternary Science Reviews 129 : 196-215.
Charbonnier, J., Purdue, L., Benoist, A. (in press). Taming surface water in pre-Islamic Southeast Arabia : archaeological, geoarchaeological and chronological evidence of runoff water channeling in Masāfī (UAE). Journal of field archaeology.
Cleuziou, S. 1996. The emergence of oases and towns in eastern and southern Arabia. In The Prehistory of Asia and Oceania, edited by A. Afanasev, S. Cleuziou, R. Lukacs and M. Tosi, pp. 159-165. XIII International Congress of Prehistoric and Protohistoric Sciences, Forli.
Faure, H., Walter, R. C. and Grant, D. R. 2002. The coastal oasis : Ice age springs on emerged continental shelves.Global and Planetary Change 33:47-56.
Gandini, F., Achilli, A., Pala, M., Bodner, M., Brandini, S., Huber, G., Egyed, B., Ferretti, L., Gómez-Carballa, A., Salas, A., Scozzari, R., Cruciani, F., Coppa, A., Parson, W., Semino, O., Soares, P., Torroni, A., Richards, M. B. and Olivieri, A. 2016. Mapping human dispersals into the Horn of Africa from Arabian Ice Age refugia using mitogenomes. Scientific Reports 6(25472).
Garcier, R. and Bravard, J.-P., 2014. La durabilité des oasis : aperçus de géographie historique à partir du cas de l’oasis de Kharga, Egypte. In Proceedings of the international colloquium "Oases in globalization : ruptures and continuities", edited by A. Marshall, E. Lavie, M. Fort and J. Lombard, pp. 29-36. Paris. <hal-01024446>
Gavashelishvili, A. ; Tarkhnishvili, D., 2016. "Biomes and human distribution during the last ice age". Global Ecology and Biogeography 25 : 563–574.
Khalidi, L. and Lewis, K. (in press). “Tracing prehistory in highland Yemen : contributions of the Dhamar Survey Project in light of new discoveries in Arabia”. In Festschrift in honor of McGuire Gibson. Chicago : Oriental Institute Publications.
Lacoste, Y., 1985. Oasis. Encyclopaedia Universalis.
Laland, K.N., Odling-Smee, F.J. and Feldman, M.W. 2000. Niche construction, biological evolution and cultural change. Behav. Brain Sciences 23 : 131–175.
Lesur, J., Hildebrand, E. A., Abawa, G. and Gutherz, X. 2014. The advent of herding in the Horn of Africa : New data from Ethiopia, Djibouti and Somaliland. Quaternary International 343 : 148-158.
Parker, A. G. and Rose, J. I. 2008. Climate change and human origins in southern Arabia. Proceedings of the Seminar for Arabian Studies 38 : 25-42.
Rose, J. I., Černý, V. and Bayoumi, R. 2013. Tabula rasa or refugia ? Using genetic data to assess the peopling of Arabia. Arabian archaeology and epigraphy 24 : 95-101.