Centre Français de Recherche de la Péninsule Arabique

Nos tutelles

CNRS


Rechercher



Accueil > Accueil : Français > Recherche > Axes de recherche > Archéologie de la péninsule Arabique

Mission archéologique franco-omanaise de Wadi Hasid (Sultanat d’Oman)

publié le

Responsable :
Dr. Christophe SÉVIN-ALLOUET,
Archéologue (Éveha International, Chercheur associé CEFREPA)

- Partenariats actuels

  • Éveha International
  • Ministry of Heritage and Culture of Oman
  • CEFREPA
  • Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN)
  • Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France à Oman
  • Institut des Déserts et des Steppes
  • Société des Explorateurs Français
  • Demande de financement à venir : Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères (commission des fouilles), Fond Khéops pour l’archéologie, International Association for the Study of Arabia.

- Membres permanents de l’équipe

  • Dr. Aline THOMAS (MNHN, UMR 7206, Département Homme & Environnement)
  • Nicolas GAUTIER (Mission Archéologique Départementale de l’Eure)
  • Corentin BIETS (doctorant, Éveha International/MNHN, UMR 7194 HNHP)
  • Anne-Caroline ALLARD (doctorante, Faculté des Lettres de Sorbonne Université, UMR 8150 Centre André Chastel).

- Projet

La découverte dans le lointain Ja’alan omanais d’un site de hauteur appartenant très certainement à l’âge du Fer ouvre des perspectives de recherches archéologiques tout à fait considérables.

D’abord parce que cette période du premier millénaire avant notre ère est caractérisée dans la Péninsule d’Oman par des évolutions techniques et économiques majeures. La mise en place d’un système d’irrigation de type falaj permettant le renouveau de l’agriculture oasienne, la domestication du dromadaire favorisant les échanges à longue distance à travers des grandes zones désertiques autrefois inaccessibles, ainsi que l’augmentation significative de la production de cuivre, sont autant d’indices d’une organisation sociale qui se complexifie à cette période. Cela se traduit notamment par l’apparition de sites fortifiés de hauteur, mais également d’architectures publiques et de bâtiments à vocation cultuelle, témoignant de l’émergence d’un pouvoir coercitif fort de nature certainement politico-religieuse.

Cette découverte est par ailleurs d’autant plus remarquable qu’il s’agit de l’unique cas connu à ce jour d’un site de hauteur dans la région du Ja’alan : celle-ci est généralement considérée comme étant en marge des grands changements de cette période qui touchent les grands sites aux Émirats Arabes Unis et en Oman Central, situés plus proches géographiquement de la Mésopotamie.

Enfin c’est la localisation de ce site, à quelques kilomètres de la côte, qui lui confère surtout un intérêt tout particulier. Situé à l’embranchement des wadi Hasid et wadi Bani Khalid qui conduisent directement à la mer en aval, et remontent vers les piémonts du Jebel Hajar en amont, il est alors évident que ce site contrôle par sa position un axe d’interface entre la zone côtière et l’intérieur des terres. Le rôle prépondérant de la pointe du Ja’alan dans les échanges régionaux de la Péninsule d’Oman, depuis l’âge du Bronze, avec l’Indus, l’Iran et la Mésopotamie vient alors renforcer le potentiel archéologique de ce site.

L’ensemble des activités de ce programme, qui seront développées autour de trois axes principaux, devra permettre d’étudier ce site à différents niveaux scalaires d’intégrations, et d’en obtenir ainsi une compréhension globale. D’abord à échelle locale, en lien avec d’autres sites alentours contemporains, ensuite à échelle régionale par une mise en perspective avec les autres grands exemples de cette période de la Péninsule d’Oman, et enfin à l’échelle du Moyen-Orient à travers la question des relations entretenues par les sociétés d’Arabie du Sud-Est avec les grandes puissances régionales durant le premier millénaire avant notre ère.

- Actions prévues

  • Terrain : 6 semaines de terrain par an à partir de 2022 (février/mars) pour une durée de 4 ans.
  • Rapport, publications & conférences : des rapports de fouilles détaillant les résultats des campagnes seront déposés tous les ans auprès du Ministry of Heritage and Culture of Oman, ces résultats seront également publiés régulièrement dans les ouvrages locaux, notamment le Oman Studies, et seront présentés lors du Seminar for Arabian Studies qui se tient tous les ans à Londres. Des conférences pourront également être organisées lors des séminaires universitaires ou auprès du grand public.